vendredi 25 novembre 2011

Pétition : Opérateurs de téléphonie mobile cherchent population cobaye !




Pour signer la pétition ci-dessous ,cliquer sur l'en-tête!

La nouvelle technologie de téléphonie mobile 4G doit être expérimentée sur le Plateau de Saclay à partir de janvier 2012 mais les informations ne sont dévoilées qu’au compte-goutte. C’est par hasard que nous avons appris le déploiement du projet Neptune sur le plateau de Saclay, projet porté par les mêmes acteurs qu’un projet Wi-MAX abandonné en septembre 2009. A l’heure actuelle, le projet a été reconverti pour une expérimentation grandeur nature de la technologie dite 4G, dont nous ne savons rien sur les risques sanitaires selon les associations Robin des Toits et le CRIIREM. Le consortium d’entreprises privées qui pilote le projet avec comme coordinateur l’entreprise Altran a reçu l’appui financier de l’Ile de France et du Conseil Général de l’Essonne.


Plus d'infos

Madame et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président du Conseil Régional Ile de France,
Monsieur le Président du Conseil Général de l’Essonne,
Messieurs les Président Directeur Général de France Télécom, d’Alcatel Lucent, d'Altran et le Président ou Directeur Général du Pôle Systématic (Président : Jean-Luc Beylat Directeur Général : Alain Cuny)


Comme vous le savez, l’agence de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment classifié les champs électromagnétiques radiofréquences comme pouvant être cancérigènes pour les humains (groupe 2B c'est-à-dire un classement identique à celui de la laine de verre et des vapeurs
d’essence).
Devant cette alarme internationale, nous nous étonnons d’abord de l’absence de plan d’ensemble quant à l’utilisation des technologies sans fil d’où résulte un empilement (GSM, UMTS, Wi-FI, WI-MAX, satellite et maintenant 4G) qui multiplie les champs électromagnétiques.

Là où nous sommes malheureusement moins surpris, c’est de voir la 4G expérimentée sur le Plateau de Saclay déjà investi par de nombreuses activités et d’établissements à risques (CEA, CEPR), par contre nous sommes nombreux à nous en alarmer.

C’est par hasard que nous avons appris le déploiement du projet Neptune sur le plateau de Saclay, projet porté par les mêmes acteurs qu’un projet Wi-MAX abandonné suite à une mobilisation des élus en charge du Développement Durable de la communauté d’agglomération du Plateau de Saclay : inquiets au sujet des risques sanitaires induits par la technologie du WI-MAX , le projet avait été abandonné en septembre 2009.

A l’heure actuelle, le projet a été reconverti pour une expérimentation grandeur nature de la technologie dite 4G, dont nous ne savons rien selon les associations Robin des Toits et le CRIIREM (Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques). Le consortium d’entreprises privées qui pilote le projet avec comme coordinateur l’entreprise Altran a reçu l’appui financier de l’Ile de France et du Conseil Général de l’Essonne.

Nous exigeons la plus grande transparence et la présence d’experts indépendants pour faire respecter le principe de précaution sur ce projet, qui n’ a jamais été présenté par Altran de manière publique aux habitants du plateau. En revanche l’association Robin des Toits et Europe Ecologie Les Verts ont organisé de leur côté une réunion publique en juillet dernier pour lancer l’alerte.

Suite à cette réunion publique, l’entreprise Altran a exposé son projet lors du conseil d’agglomération du Plateau de Saclay du 29 septembre 2011. Nonobstant, nos inquiétudes restent entières, plusieurs de nos demandes et interrogations demeurent sans réponses:

- Altran assure oralement aux élus de la CAPS la qualité environnementale du projet Neptune qui maintiendrait les ondes électromagnétiques diffusées par 9 antennes de la plateforme à 0,4V/m maximum et permettrait une évolution positive en comparaison avec la technologie 3G.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ces simples affirmations orales, surtout devant les montants de recettes escomptés à la suite de cette expérimentation pour les entreprises impliquées, les opérateurs de téléphonie mobile et les pouvoirs publics. Nous demandons donc :

La présence d’experts indépendants à chaque étape d’expérimentation afin de s’assurer de la véracité de ces affirmations, d’une puissance des ondes électromagnétiques ne dépassant pas 0.2V/M. De plus avant toute expérimentation, il est essentiel que les études d’impacts préalables sur le vivant et la santé soient faites et rendues publiques.

- Nous souhaitons également nous assurer que les assurances souscrites par les entreprises impliquées sur cette plateforme, acceptent de couvrir les risques dus ax ondes électromagnétiques du projet.

- Un comparatif entre les possibles bénéfices collectifs non commerciaux rapportés aux inconvénients.

- les fréquences parallèlement supprimés en sorte de ne pas faire augmenter l’exposition globale et les effets cocktails.

- Les modalités de l’expérimentation.
- Les modalités d’information et de consultation des riverains au cours de l’expérimentation.

- Les retours négatifs des premières mises en œuvre de la 4G, brouillage du GSM aux Etats-Unis, perturbation des systèmes ferroviaires dans les systèmes scandinaves.

- Une prise en compte des besoins particuliers des personnes électro sensibles.

Dans le souci, non pas de nous opposer à une nouvelle technologie mais bien de demander le maximum de transparence sur l’opération et de protéger la santé des habitants du plateau de Saclay qui seront continuellement exposés, nous sommes dans l’attente de constater nos demandes essentielles entendues et satisfaites :

Premiers signataires et porteurs de la pétition :
- Robin des Toits (Association Nationale pour la Sécurité Sanitaire dans les Technologies Sans Fil)
- Groupes Locaux Europe Ecologie de l'Essonne et des Yvelines
- Anny Poursinnof (députée des Yvelines)
- L’Association Planète Gif ,
- l’Association de Sauvegarde Pour l’Environnement de Saclay
- L'Apesa St Aubin





Texte de la pétition

Monsieur le ministre de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique,
Madame la ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement,
Monsieur le ministre de l’emploi, du travail et de la santé,
Monsieur le président de l’ARCEP,
Monsieur le préfet de région d’Ile de France,
Monsieur le président du conseil régional Ile de France ;
Monsieur le président du conseil général de l’Essonne,
Mesdames, Messieurs les président Directeur Général de France Télécom, d’Alcaltel Lucent, d’Altran et le président du pôle Systématic,

Le projet Neptune prévoit une expérimentation grandeur nature de la technologie dite 4G sur le plateau de Saclay. Nous exigeons la plus grande transparence, la présence d’experts indépendants et une enquête sanitaire pour faire respecter le principe de précaution sur ce projet, qui n’a jamais été présenté de manière publique aux habitants du plateau par le consortium d’entreprises privés qui pilote ce projet avec comme coordinateur l’entreprise Altran.

Nous souhaitons également :
- Nous assurer que les assurances souscrites par les entreprises impliquées sur cette plateforme, acceptent de couvrir les risques dus aux ondes électromagnétiques du projet.
- être informé des fréquences parallèlement supprimées en sorte de ne pas faire augmenter l’exposition globale et les effets cocktails.
- connaître Les modalités d’information et de consultation des riverains au cours de l’expérimentation.
- Une prise en compte des besoins particuliers des personnes électro sensibles.

Premiers signataires de la pétition :
- Groupes Locaux Europe Ecologie de l'Essonne et des Yvelines
- Robin des Toits (Association Nationale pour la Sécurité Sanitaire dans les Technologies Sans Fil)
- Anny Poursinnof (députée des Yvelines)
- L’Association Planète Gif ,
- l’Association de Sauvegarde Pour l’Environnement de Saclay
- L'Apesa St Aubin

mercredi 9 novembre 2011

Intervention face à l'ouverture de l'enquête publique pour la révision du PLU de Palaiseau et l'installation de la R&D d'EDF

Bonsoir à toutes et à tous,
Au nom du groupe des élus-ues Europe Ecologie les Verts nous allons exprimer un point de vue divergent avec les deux autres groupes représentés de la majorité et nous remercions nos partenaires d’avoir accepté que les points de vue puissent être débattus dans le respect les uns des autres.


Bien entendu la réaction des élus est souvent de se satisfaire de la venue d’un centre de recherche sur leur propre territoire en espérant des retombées, sans que pour autant la compétition des territoires ne se justifie ni dans nos valeurs fondamentales de l’ecologie ni en terme global où nous devrions plutôt jouer les mutualisations et solidarités surtout entre des territoires aussi proches à la fois géographiquement et politiquement que Clamart et Palaiseau …

L’histoire entre EDF et les écologistes est une longue histoire. Longtemps nous avons dénoncé « L’Etat dans l’Etat » et nous espérons que notre intervention ce soir ne fera chuter le cours d’EDF à la bourse comme lors de l’annonce d’un accord PS-EELV de fermeture d’un certain nombre de centrales dans la presse pour être plus précis la parution d’un article dans le Monde du 28 octobre 2011. Nous remercions donc l’opérateur EDF d’être venu faire en toute transparence « son lobbying » (aux représentants d’EDF : vous êtes venus à 6 à 9 personnes, ça démontre l’enjeu…) et de se soumettre en contrepartie au jeu du débat et à des critiques éventuelles.

Le PLU au contraire du POS, s’est doté d’un projet d’aménagement et de développement Durable (PADD), afin de planifier un développement urbain qui réponde aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. L’établissement du PLU et du PADD à Palaiseau nous a demandé à toutes et à tous les élus sur les deux mandats successifs un long travail de concertation et de cohésion de majorité qui nous a permis de voter par l’abstention en 2006 lors du vote du deuxième projet de PLU Palaisien.


Le PLU comprend alors, entre autre, un aménagement en éco-quartier de la partie Est et une protection juridique des mouillères au Sud de Polytechnique. Lesquelles contiennent des plantes protégées : l’Etoile d’Eau qui bénéficie d’une protection nationale et le Bident Radié qui bénéficie d’une protection régionale.

Si l’assiette de terrain pour les constructions n’excède pas 50 % de l’emprise au sol et la hauteur maximale est de 17 mètres, c’est pour une raison d’intégration et d’équilibre de l’espace urbain de Palaiseau.

Or le principe de planification de l’espace urbain n’est pas une spécificité locale, les architectes, sont, par leurs professions, les premiers concernés par les réglementations d’urbanismes. Si nul n’est au dessus des lois, les architectes d’EDF ne le sont pas plus. Concours et lauréats n’y changent rien, il est de leur devoir d’intégrer les dimensions géographiques et topographiques ainsi que les contraintes politiques et réglementaires dans leurs projets. Ils ne travaillent pas hors sol mais bien, sur un environnement concret.

Les précédents centres de recherche ont respecté les prescriptions du POS pour le centre Danone puis du PLU en ce qui concerne Thales. Incidemment j’ai rencontré les architectes AS.ARCHITECTURE STUDIO qui sont à l’origine du centre Danone. Ils y ont introduit beaucoup des points HQE, ce qui était moins évident à l’époque, et si on peut regretter les surfaces en parking plein air c’est non pas aux architectes mais au POS de l’époque qu’il faut s’en prendre.


En tous cas 17m de hauteur est suffisant pour un centre de recherche et rien ne justifie encore moins les 30 m pour la grandeur et le prestige du hall d’entrée, la proximité du château de Versailles donnant à ce besoin un sentiment de déjà vu sur un plan historique … A titre personnel j’ai des amis architectes qui m’ont confirmé que la valeur d’un architecte, c’était justement de tirer son épingle du jeu à partir des contraintes et non de s’en écarter …

De plus, au-delà du manquement au PLU de Palaiseau, ce projet architectural et son implantation comporte un autre élément emblématique d’une emprise non respectueuse de l’environnement. Un espace botanique exceptionnel se trouve sur l’emprise au sol du projet. Une mouillère abrite deux espèces protégées nationalement l’étoile d’eau déjà citée et l’Elatine Fausse Altine espèce en voie d’extinction.


Bien sûr, il ne s’agit pas d’Ours blanc, auquel cas, je suis sûr que nous aurions moins de mal à faire entendre les enjeux locaux de la biodiversité. Cependant, vous le savez, chaque espèces de la faune et de la flore est interdépendante de sa consœur, et lorsque l’une d’elle disparaît c’est une catastrophe naturelle pour les biotopes donc pour nous tous.

M Wells président de l’EPPS que j’ai eu l’occasion d’interpeller sur le sujet nous annonce qu’avec EDF, ils vont demander une dérogation pour déplacer la mouillère et que les mesures compensatoires obligatoires vont être respectées. Seulement nous rappelons, que le plus écologiquement responsable aurait été l’intégration de la mouillère au projet, ce qui n’a malheureusement pas été prévu.

Comme la plupart des aménagements programmés par le grand Paris, les aménageurs du Plateau de Saclay ne font pas grands cas des préoccupations écologiques et de la concertation avec les acteurs publics locaux. D’ailleurs la nouvelle taxe d’aménagement ne les concerne pas. Les Opérations d’Intérêts nationales sont dédouanées par définition de la nouvelle taxe ce qui leur permet de s’installer sur les espaces communales sans verser de taxe d’aménagement aux communes qui devront se charger d’assurer, une fois leur passage effectué, l’installation de toutes les infrastructures nécessaires aux nouveaux arrivants.

Pourtant, alors que nous pouvons qu’apprécier les aspects d’innovations environnementales très intéressants au niveau du bâti, il est d’autant plus incompréhensible que l’ensemble des considérations environnementales ne soient pas prise en compte. Surtout que nous rappelons qu’il est toujours plus écologique de reconstruire sur place qu’ « ex nihilo.» et que des solutions alternatives existent à Clamart ou le tramway va enfin arriver.

Le déménagement entraîne une augmentation du temps et de la distance des trajets en voitures de 11km en moyenne pour un grand nombre de personnes. Ce qui représente annuellement environ 1 500 000 km supplémentaire en majorité des déplacements par l’automobile individuelle. Une augmentation du CO2 de 140 Teq c/an d’après les valeurs moyennes fournies par l’ADEME et le référentiel du bilan carbone. Chez nous, le Val n’arrivera qu’en 2025, s’il arrive, vu les coûts prévus.

Nous sommes pour des projets humbles et responsables et non pas pour la démesure, la compétition internationale avec Shangaï et Dubaï. Les financiers et les entrepreneurs doivent cesser d’endetter la planète et ses habitants. Ce projet n’est pas seulement architectural et urbanistique. Il a des conséquences sociales et sociétales très importantes.

Les salariés de Clamart se sont longuement battus et opposés au projet de déménagement du site de Clamart sur le plateau de Saclay et de la Silicon Valley à la française. Ils ne croient pas à l’amélioration de leur domaine de recherche par ce déménagement. Ils savent pertinemment ce qui leur manque : des moyens pour monter des projets novateurs, suivre les partenaires et monter des contrats cadres.

Tous les grands groupes comme Thalès, Alcaltel, Shell, Suez environnement, ou EDF voient leur nombre de chercheurs en CDI diminuer. Alors même qu’ils reçoivent beaucoup de financement public, ils sous-traitent aux organismes de recherches publics français et étrangers.

Or les revendications des salariés n’ont pas été entendues, ils se sont clairement exprimés contre le déménagement par un referendum le 5 février 2009, avec une participation de 66%, un record de participation. 74% des participants se sont exprimés contre.

Les syndicats majoritaires sur le site de Clamart, SUD et la CGT ont claqués la porte des négociations de nombreuses fois. Le comité d’établissement de la R&D a été consulté uniquement sur la mise en œuvre et non pas sur l’opportunité et la faisabilité du projet.

Enfin, la responsabilité sociétale d’EDF est immense. Nous, écologistes, attendons une reconversion d’EDF vers les activités de démantèlement et de traitement des déchets radioactifs ainsi que de développement des énergies renouvelables.


Et dans le dossier de présentation nous pouvons lire noir sur blanc que la recherche et développement d’EDF qui va s’installer à Palaiseau, prévoit l’allongement de la durée des centrales et le développement de nouveaux réacteurs nucléaires parait-il « tout en intégrant le retour d’expérience de Fukushima » ! Pour Europe Ecologie Les Verts, vous le savez bien ; il n’y a qu’un retour d’expérience à tirer des catastrophes de Three Mile Island, de Tchernobyl et de Fukushima : engager une transition énergétique et la sortie du nucléaire au plus tard en 25 ans, ce qui est possible mais avec une volonté politique forte.

Nous sommes à la croisée des chemins, allonger la durée de vie de nos centrales est une prise de risque considérable surtout en prenant conscience que la sécurité en matière de nucléaire est de plus en plus sous-traitée et que les conditions de rentabilité priment de plus en plus !


Il suffit d’écouter les émissions comme par exemple sur France Inter, sur les personnels dont certains ne sont   remplacés pour diverses raisons, les retraites, la maladie, la mobilité des postes.Toutefois  la transmission de la  connaissance humaine qui se perd. Le personnel sur le terrain qui expriment avec angoisse une réelle difficulté à garantir ce qui devrait être une priorité absolue.


 Cette situation entraîne des dépressions et pour le moins une accumulation de stress. J'ai visionné également plusieurs documentaires  sur les chaines de télévision. Vu par ce prisme , le réel  besoin ne se situe pas au niveau de la recherche mais plutôt au coeur de l’organisation humaine, qui est à revoir …

Il était prévu que cette explication de vote « Nous ne voulons d’aucune manière, nous faire les complices du développement de l’énergie nucléaire et des prochaines catastrophes humaines, environnementales et économiques qu’elle nous promet » se termine par un appel à un vote contre la modification du PLU ce soir.

Or la suspension de séance et la cohésion du groupe plaide plutôt pour une abstention de notre groupe dans la mesure où nous vous avons demandé des garanties sur les promesses lors de votre présentation et que vous vous êtes engagés à ce qu’aucune recherche sur l’activité nucléaire ne se fera à Palaiseau, et que la mouillère sera in fine intégrée dans le projet.

Il s'agit seulement d'un premier vote, qui correspond au début de l'enquête publique nécessaire à la révision du PLU pour l'installation du centre R&D d'EDf à Palaiseau. L'enquête va durer  plusieurs mois. Ce premier vote exprime une abstention uniquement sur l'ouverture de l'enquête publique et il est  possible que nous nous prononcions différemment à la fin de l'enquête publique si nous estimons que cela s'avère nécessaire .

vendredi 7 octobre 2011

Projet Neptune sur le Plateau de Saclay : Des militants EELV lancent l’alerte


A l’heure où l’OMS s’interroge sérieusement sur le degré de nocivité des ondes liées à la téléphonie mobile, un consortium d’entreprises privées piloté par ALTRAN, soutenu par la Région Ile de France et le Conseil général se lance dans une expérimentation grandeur nature de la technologie dite 4G (très haut débit mobile) sur le Plateau de Saclay.

La plus grande opacité entoure cette opération, ce que dénoncent les militants EELV des communes concernées : initialement aucune enquête sanitaire n’était prévue et la population n’était même pas informée. Et pour cause, un précédent  projet avait dû être annulé suite à une forte protestation des élu-es Développement Durable des villes de la Communauté d'Agglomération  du Plateau de Saclay qui ne veulent pas voirent leurs concitoyens servir de cobayes.

C’est que le marché de la téléphonie mobile est une manne financière de presque 5 milliards d’Euros annuel pour les opérateurs et contribue à environ 1% du PIB.
Cette sympathique technologie, qui nous permet de rester en contact avec nos amis et notre bureau 24h sur 24, nécessite de constantes améliorations afin de nous inciter à souscrire à des forfaits de plus en plus coûteux et à nous obliger à changer régulièrement de téléphones portables….on nous fait croire, que le bonheur c’est de pouvoir …. télécharger des films sur son smartphone à la vitesse de la lumière….

Nous ne discuterons pas ici de l’utilité (ou de l’inutilité) de la 4G qui permettra de regarder la télévision dans le RER ou de télécharger des fichiers volumineux de plus en plus vite mais il est quand même tentant de soulever cette question : est ce que le progrès apporté par cette nouvelle technologie dans notre vie quotidienne est d’une si primordiale importance et nécessite une telle rapidité de mise en fonction que nous devons passer outre le motif de précaution, mépriser l’opinion publique et zapper toute étude sanitaire indépendante.

La résistance s’organise afin que les habitants concernés sachent ce qui se passe chez eux et que les éventuelles conséquences sur la santé et l’environnement des ondes électromagnétiques soient prises en compte. Il semblerait qu’à la dernière réunion publique du Conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Plateau de Saclay, ALTRAN commence à entendre cet argument. Une pétition et un courrier ont été envoyés à la Ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Il n’est bien sûr pas question de s’opposer à tout progrès technologique, qui pourrait être par ailleurs moins potentiellement nocif que le précédent,  mais bien de demander le maximum de transparence sur l’opération et de protéger la santé des habitants du Plateau de Saclay qui seront continuellement exposés.
Si par ailleurs comme le clament les opérateurs, il n’y a aucun danger, nous ne voyons pas où est le problème de tenir au courant les populations et d’accepter des enquêtes indépendantes….

Sur ce, bonne lecture de cet article, via votre téléphone portable grâce à la bientôt obsolète technologie 3G.

Europe Ecologie Les Verts Palaiseau


vendredi 30 septembre 2011

Plan Stratégique Régional de santé : Françoise Corneau appelle à une véritable démocratie sanitaire et à une offre de soins à la hauteur des attentes des franciliens

La loi « hôpital, patients, santé, territoire » apparu au journal officiel  le 22 juillet 2009» institue une territorialisation des politiques de santé et porte une réforme globale qui doit permettre aux institutions et structures de s’adapter aux nouveaux besoins de la population. La loi impose donc qu’un projet  régional de Santé soit approuvé
Dans ce cadre législatif, l’Agence Régionale de Santé a pour mission de définir et mettre en œuvre la politique de santé dans sa région. Pour ce faire, elle élabore un PROJET REGIONAL DE SANTE,

L'architecture du Projet Régional de Santé se compose :du plan stratégique régional qui définit les priorités de santé de la région et les objectifs associés pour les cinq premières années et d’autres outils comme les schémas d’organisation et les programmes ou plans d’actions déclinant le s modalités d’application des schémas

La durée totale d’élaboration du PRS, est estimée à environ 18 mois. Les travaux ont déjà débuté et nous devons décidé aujourd’hui si le résultat de la  première phase, la définition du plan stratégique nous convient.

De notre côté, comme vous le savez maintenant, Palaiseau est bien engagée dans le cadre de la politique de la ville sur la thématique de la Santé. L’Atelier Santé Ville permet à la municipalité de se fixer des objectifs en termes de  connaissances du territoire, de coordination des acteurs et de participation active de la population .De plus des actions de prévention sont d’ores et déjà engagées. L’Atelier Santé Ville est également, ne l’oublions pas,  un outil pensé et mis en place pour favoriser l’accès aux soins.

L’objectif proclamé par l’ARS de promouvoir la démocratie sanitaire est donc partagé et porté par notre commune par  un travail quotidien. Cet engagement de notre ville montre je pense, notre volonté à développer une meilleure articulation entre les politiques régionales et les politiques locales de Santé.

Cependant, pour que cette articulation soit mobile et souple, nous attendons une reconnaissance de nos priorités et du travail entamé  dans les Ateliers Santé Ville par l’ARS.

Le plan Stratégique Régionale de Santé était une formidable occasion d’associer tous les partenaires et acteurs, à savoir les professionnels du secteur médical et médico-social, les associations d’usagers et les élus locaux aux grands enjeux pour le territoire essonnien et francilien. A la place de cela, en tant qu’élue locale, j’ai le sentiment d’une concertation bâclée, éloignée des territoires.

Le principe et les objectifs du plan régional stratégique de santé sont louable et audacieux, le résultat reste décevant. Au delà d’un diagnostic réaliste de la situation des disparités régionales et de principes d’actions avec lesquelles nous ne pouvons que tomber d’accord, ou sont les financements et les outils nécessaires ?
 Comment lutte-t-on contre les inégalités sociales et territoriales de santé ? Comment donne-t-on une place importante à la prévention et offre-t-on un parcours de soin de qualité ?

Le plan stratégique de santé ne nous donne aucune indication sur le financement de la prévention pourtant affiché comme une priorité, la santé des jeunes est vaguement évoqué, et des thématiques qui nous préoccupe dans notre Atelier Santé Ville comme les addictions et la santé mentale sont laissées pour compte.

Pour ce qui est de l’accessibilité à l’offre de soin, autre priorité de l’Atelier Santé Ville, elle est ignorée voir même, mise à mal par le plan stratégique Régionale de Santé comme il nous est présenté aujourd’hui.

Le risque assumé de privatisation avec les références faites au partenariat public/privé  sont alarmantes et les restructurations hospitalières qui touchent de plein fouet le service hospitalier d’Orsay ne peuvent que déconstruire les équilibres indispensables à notre communauté d’agglomération.

Pour finir, pour toutes les raisons évoquées que vous trouverez précisés dans la note de délibération et,, en tant que responsable de l’ASV, je pense qu’il est nécessaire de remettre l’ouvrage à la tâche pour la fin de l’année 2011, afin que soit présenté un plan stratégique régionale de Santé plus ambitieux , qui ne se contente pas de déshabiller Paul pour au final n’habiller ni Pierre, ni Paul, mais qui se donne les moyens d’une véritable démocratie sanitaire et d’une offre de soins à la hauteur des attentes des franciliens.

Je vous remercie

lundi 26 septembre 2011

Plan d'Exposition au Bruit de l'aéroport d'Orly: Une révision contraire au grenelle de l'environnement

Présentation Par Michel Rouyer de la délibération du Conseil Municipal du 22 septembre contre la révision du Plan d'Exposition au Bruit de l'aéroport Paris-Orly :

Nous proposons un vote défavorable à la révision d’exposition au bruit pour les raisons qui suivent :

. L’objectif affiché par le plan consiste en une maîtrise de l’urbanisation et une restriction des zones de construction. Cet objectif aurait été très intéressant, s’il avait été pris en compte dès 1975, date du PEB pour lequel on nous propose une révision aujourd’hui. Ou tout du moins, aurait-il fallu réagir avant de voir se multiplier les logements impactés. Quand on constate le niveau d’urbanisation actuel sur les zones concernées, on ne peut que regretter de voir réviser ce plan avec trente ans de retard.De plus les modifications proposées vont vers une réduction des zones de protection.
les zones A et B considérées comme des zones de bruits forts, en faveur des indices Lden 70 pour la zone A et Lden 65 pour la zone B. Le Lden étant un indicateur d’évaluation du bruit en décibels et désigne le niveau sonore corrigé selon la période de la journée. Les niveaux d’isolation acoustique pour les constructions nouvelles sur A et B, s’échelonnent entre 40 et 47 décibels acoustiques.
Ces deux zones de restrictions assez importantes, sont réduites de 213 ha par la révision du plan.. Dans La zone C considérée comme une zone de bruit modéré, les niveaux d’isolation sont de 35 décibels acoustiques. La révision du plan supprime les 1949ha de la zone C dans le texte de révision. Malgré cette suppression du zonage, on tente de nous rassurer en nous expliquant que les restrictions y seront tout de même maintenues.

Si tel est le cas, on ne comprend pas la raison de la suppression de ce zonage qui touche Palaiseau sans que la ville soit directement concernée.

La commune de Palaiseau est exclue du périmètre et des zonages du PEB, elle est par contre concernée par le Plan de Gêne Sonore. Le plan de gêne sonore est en fait uniquement un outil d’aide à l’indemnisation mis en place en décembre 2004, qui permet à une partie des riverains de Palaiseau d’avoir droit aux subventions des travaux d’isolation phonique de l’habitat.
Nous sommes régulièrement sollicités par les palaisiens sur les nuisances aériennes et nous demandons une amélioration de la définition des secteurs éligibles aux subventions auprès de la DGAC.

Or aucune mention n’est faite dans la révision du PEB en vue d’une harmonisation avec le plan de Gêne sonore. Aucune indication nous est données quand aux conséquences pour la municipalité alors même qu’on nous demande de statuer sur le plan de révision d’exposition au bruit.

Voilà pour la lutte contre les gênes sonores,
On est également en droit de se demander où se trouve le progrès d’une telle révision sur les autres aspects environnementaux?

Dans le cadre des travaux du Grenelle de l’environnement, les acteurs du transport aérien dont la Direction Générale de l’Aviation Civile avait pris des engagements sur trois sujets :

- Les nuisances sonores que subissent les riverains,
- les émissions de gaz carbonique et leur impact sur le changement climatique,
- les oxydes d’azote et leur impact sur la qualité de l’air local.

La révision du plan d’exposition au bruit Paris Orly, ne répond à aucune de ses urgences environnementales, sanitaires et sociales.

Nous souhaitons une réduction du niveau de bruit par un relevé des vols, une diminution du trafic et une aide à l’insonorisation pour les populations qui subissent quotidiennement les nuisances aériennes.A la place de cela, l’étude des modifications des trajectoires Molek (sud-ouest) effectuées par La Société d’Acoustique industrielle, annonce une augmentation du nombre de vol à venir, et de ce fait une augmentation de l’exposition aux décibels pour les riverains des villes survolés.

La trajectoire moyenne est rallongée de 12 km ce qui implique une dépense de kérosène plus élevés ainsi qu’une augmentation de pollution et de consommation de CO2 .
Le relevé des trajectoires d’approches de 300 mètre proposée est valable uniquement sur la commune de Limours, alors que l’exposition aux décibels augmente pour les riverains des communes de Bonnelles-Bullion, Saint Arnoult, Rochefort en Yvelines, Ablis et Dourdan.

Quelle est l’objectif réel d’un tel plan ? Les seuls avantages constatés seraient une amélioration du flux du trafic et une amélioration de la distance de synchronisation avec le deuxième flux de 180 avions venant du Sud-Ouest.
Des avantages bien loin des objectifs du Grenelle !

Pour toutes ses raisons, j’invite le conseil municipal à donner un avis défavorable au projet de révision du Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de l’aérodrome de Paris-Orly, ainsi qu'à demander l’élaboration d’un nouveau plan, qui cette fois prenne en compte les revendications du grenelle de l’environnement.

sénatoriales : communiqué d'Eva Joly




« Le passage à gauche du Sénat laisse envisager une alternative »Ce soir, la Ve République vit un tournant historique. Les grands électeurs de toute la France ont choisi de mettre fin à « l’anomalie démocratique ». Pour la première fois de l’histoire de nos institutions, la Haute Chambre prend la couleur de l’aspiration de millions de citoyens français : la couleur du changement. Cette assemblée avait pourtant été imaginée par le général de Gaulle pour contenir ce changement, elle en est aujourd’hui sa caisse de résonance.



Le basculement du Sénat est un élément-clé de la mise en place de la VIème République que nous les écologistes appelons de nos vœux : parité réelle, proportionnelle aux législatives, droit de vote des étrangers non communautaires, non-cumul des mandats effectif, indépendance de la justice ou encore transfert des permis de construire aux communautés d’agglomération pour libérer la construction de logements sociaux… Le passage à gauche du Sénat laisse envisager plus qu’une alternance, une alternative.


L’élection de dix sénateurs EELV illustre concrètement cette exigence de renouveau et de parité. Ces dix sénateurs seront les fers de lance de cette VIème République. Je me réjouis de cette avancée écologiste au Sénat qui devrait nous permettre d’avoir un groupe. C’est un véritable signal pour les prochaines échéances électorales.


A l’heure, où le gouvernement se trouve lourdement sanctionné, il faut entendre le message qui vient des urnes.
Les Français en ont assez de la République de l’exception, où au plus haut sommet de l’État règne la confusion entre intérêt public et intérêts privés, comme l’affaire de Karachi semble le démontrer.


Les Français en ont assez des coups de massues sociales toujours au profit des plus aisés : à cet égard la proposition de François Fillon sur la retraite à 67 ans demeure une provocation.


Les Français en ont assez de l’étranglement démocratique : il faut en finir avec la réforme des collectivités territoriales qui confisque leur parole et avec l’assèchement des collectivités locales qui fragilise le service public.
Mais entendre le mécontentement ne suffira pas. Si, ce soir, le pouvoir se trouve affaibli, il nous faut surtout entendre l’aspiration au changement.


Nous voulons mettre en place une démocratie réelle. Une République de l’impartialité, où tout le monde est égal face à la loi. Une République de la transparence, qui ne cultive pas le secret. Une République où les institutions permettent le changement et ne le bloquent pas. Une République où toutes les femmes et tous les hommes ont le droit à la parole.


Si je suis élue Présidente, c’est cette démocratie réelle que je mettrai en place au service d’un nouvel exercice du pouvoir qui protège et qui rassemble, plutôt que de diviser et de démanteler. La victoire de ce soir est un premier pas, le changement réel aura lieu dans les urnes le 22 avril 2012. Je donne rendez-vous à tous les Français, toutes les Françaises, pour que cette fois, enfin, ils et elles puissent choisir

Sénatoriales : Double victoire de la gauche et de EELV.Un sénateur EELV en Essonne, félicitations à Jean Vincent Placé!





Jean Vincent Placé dimanche 25 septembre, soir de la victoire : " J' éprouve tout a la fois une grande fierté et aussi un sentiment d' une forte responsabilité devant les attentes de nos concitoyens."

Un entretien avec Michel Rouyer : retour sur le printemps de l'environnement 2011







Entretien avec …

Michel Rouyer, adjoint à l’aménagement durable, à l’environnement et à l’hygiène publique


Comment expliquer le succès du printemps de l’environnement ?
Je l’explique d’abord par l’intérêt réel des palaisiens à l’écologie. Nos concitoyens sont attentifs à préserver la planète pour les générations présentes et à venir. De plus, cet évènement est une création collective, à la fois des services municipaux mais d’un grand nombre d’associations et d’acteurs de la société civile que nous avons réuni au sein d’un comité de suivi Printemps de l’Environnement, et désormais depuis 2 ans nous faisons un bilan annuel de l’évènement. !

C’est la démocratie participative qui a permis à cette évènement de devenir un rendez-vous incontournable de sensibilisation à l’environnement depuis l’école maternelle jusqu’au lycée et auprès du grand public.

Quels ont été les moments militants forts cette année ?
Nous avons eu l’honneur d’accueillir Jean Marie Pelt ardent défenseur de l’écologie pratique, écrivain et grand orateur. Christian Vélot, chercheur engagé, lanceur d’alerte nous a offert un vibrant plaidoyer pour une agriculture responsable sans OGM. Appel que nous avons voulu soutenir par la distribution de semences paysannes de laitues. Depuis la nuit des temps, c’est dans la richesse de la diversité des populations de plantes que la sélection a puisé les grandes améliorations génétiques. Il est d’une extrême importance de conserver ce patrimoine vivant, mieux encore de le cultiver et l’améliorer dans les fermes.

Et pour finir, La thématique de la nature dans la ville, n’est ce pas une certaine butineuse …qui l’a incarné tous au long de l’événement ?
Si tout à fait ! Nous avons travaillé de concert avec un apiculteur amateur qui a su sensibiliser le jeune public à la réintroduction de l’abeille en ville. Le printemps de l’environnement 2011 reste d’actualité au Pileu où nous avons eu l’immense plaisir d’héberger sur un terrain municipal cinq nouvelles reines et donc cinq nouvelles ruches qui bouillonnent d’activité !